COLLECTIONNER AUJOURD’HUI

Mis en avant

INVITATION CALQUE LITHOS

Cette année le centre d’art contemporain de ST Restitut reprend la thématique  « Collectionner aujourd’hui ». En 2012 avait été présentée, après le musée de Toulon, la collection de dessin du critique d’art Philippe Piguet puis sa collection de peintures et photographies. En 2013 avait été exposée la Collection LGR de peintures et sculptures avec entre autres Buraglio, Dietman, Ming et la figuration narrative.

Cet été le Centre d’art contemporain de St Restitut, du 17 juin au 19 août, revient à la collection LGR avec des artistes niçois de leur collection. Pas moins de 21 artistes entre le dessin, la peinture, la sculpture et la photographie.

BP, MARC CHEVALIER, NOËL DOLLA, JEAN-BAPTISTE GANNE, Karim GHELLOUSSI, PHILIPPE GRONON, AÏCHA HAMU, THIERRY LAGALLA, NATACHA LESUEUR, BERNARD PAGÈS, PASCAL PINAUD, FLORIAN PUGNAIRE, DAVID RAFFINI, PHILIPPE RAMETTE, JERÔME ROBBE, JEAN-PHILIPPE ROUBAUD , VIVIEN ROUBAUD, MATTHIEU SCHMITT, STEPHANE STEINER, CEDRIC TEISSEIRE, XAVIER THEUNIS

Roland et Gaëtane Botrel ont consacré leur vie à collectionner des oeuvres d’artistes d’aujourd’hui mais aussi des oeuvres anciennes, en particulier des Vierges du XVe siècle. Depuis une dizaine d’années, une amie, Laurence Climbeau les a rejoints dans l’aventure! Cette dernière, à l’origine néophyte dans le domaine de l’art dit contemporain, peut être donnée en exemple par rapport aux sceptiques devant une oeuvre de notre temps. En effet non seulement elle est devenue passionnée mais a acquit ce que l’on appelle « un oeil ».

LGR n’accumulent pas les oeuvres dans le but de spéculer mais pour le plaisir des découvertes et des rencontres avec les artistes. Egalement pour compléter des ensembles afin de constituer une collection cohérente digne d’un musée. A St Restitut, Noël Dolla, ex-« Support Surface » pose la question de la peinture, rejoint par la nouvelle génération de Pascal Pinaud, Marc Chevalier, Jérôme Robbe, Cedric Teisseire, Karim Ghelloussi, David Raffini. Florian Pugnaire « sculpte » la tôle, Vivien Roubaud présente ses « explosions » dans la résine. Jean Baptiste Ganne, invité en Hollande, fixe dans la photographie le passage du temps sur les fleurs et, en période de coupe du monde de foot, souligne la vanité des trophées d’aujourd’hui. Matthieu Schmitt rend hommage au très regretté François Morellet, Xavier Theunis à Morandi et Philippe Lagalla, dans un registre « très personnel », emprunte à Arcimboldo pour un autoportrait. On trouve aussi la célèbre photographe Natacha Lesueur et Jean-Philippe Ramette qui utilise la photographie pour sculpter l’espace et la lumière. A St Restitut, il joue avec son ombre, ainsi que Aïcha Hamu qui cache son beau visage sous un maquillage moucharabieh. Quant à Stephane Steiner, trois pièces donnent une idée de son travail. Enfin, pour les « classiques »  une magnifique  composition de Jean-Philippe Roubaud où il converse avec Les époux Arnolfini de Jan van Eyck  ainsi qu’avec Courbet et Dürer.

Ils sont peintres, sculpteurs, photographes, ils dessinent, peignent, sculptent « autrement » et nous invitent à découvrir la diversité de la création d’aujourd’hui.

Annie Delay

RDV dimanche 17 juin 2018 – 10H30 table ronde en présence des collectionneurs LGR et de plusieurs artistes dont Marc Chevalier, Jean-Philippe Roubaud, Thierry Lagalla et Pascal Pinaud. Ces derniers signeront leurs  derniers livres à l’issue de cette table ronde. 11h30 vernissage – Réservations au 06 23 66 96 45 

accueil : juin du mercredi au dimanche de 15H à 18H

juillet – août du mardi au dimanche : 10H30 – 12H et 15H30  – 19H et sur RDV

 

Vues de l’exposition : photo Philippe Petiot  – commentaires Roland Botrel, collection LGR

Bureau

Jean-Baptiste Ganne est né en 1972 à Gardanne. Membre de la Station, il vit à Nice et enseigne à la villa Arson.Lors d’une résidence en Hollande, plaque tournante pour les fleuristes du monde entier, Jean-Baptiste eût l’idée, en faisant un pas de côté poétique, de montrer l’automne des fleurs coupées…Quant aux trophées ramollis, c’est peut-être à la vanité des vainqueurs et de la société qui ne glorifie toujours que le premier que Jean-Baptiste Ganne s’adresse…
exposition collection LGR - CAC de St RestitutJean-Baptiste Ganne, Sans titre (un art moyen), Photographies, 2004

Salle 1

Thierry Lagalla est né à Cannes en 1966. Il est représenté à Nice par la galerie Espace à Vendre, à Bordeaux par la Mauvaise Réputation et à Paris chez Thomas Bernard.
Plasticien et performeur, Thierry Lagalla enchante son public à chacune de ses prestations. Ce sont quatre autoportraits à connotation historico-comique qui nous sont proposés.
exposition collection LGR -CAC de St RestitutThierry Lagalla, Autoportrait à l' »Archibranlo », 2004, acrylique sur toile cirée.

 

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Thierry Lagalla, vue d’ensemble.

Thierry Lagalla, Autopschitt, 2009 ; Aspérant lo delùbi / Waiting for the flood, 2006, acrylique sur toile.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Thierry Lagalla, Vanité de voyage, 2013-2015

 

Salle 2

Pascal Pinaud est né en 1964 à Toulouse. Il vit à Nice et enseigne à la villa Arson. C’est la galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence qui le représente. Plusieurs dessins nous montrent la richesse de création de cet artiste ; et si l’on ajoute les laques automobiles, les patères, les sculptures et les photos, nous comprenons mieux pourquoi la Fondation Maeght, l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux et le FRAC PACA l’ont exposé l’année dernière.

exposition collection LGR - CAC de St RestitutPascal Pinaud, 24 Dessins, 1999-2014, techniques mixtes ; Plaque, 2006, Peinture et vernis sur tôle.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Pascal Pinaud, vue d’ensemble

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Pascal Pinaud, Choc 2, sculpture, 2011, acier peint, vernis

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Pascal Pinaud, Patère, 2012, verre, acier, caoutchouc

 

Salle 3

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Bernard Pagès, Noël Dolla, vue d’ensemble

 

Noël Dolla est né en 1945 à Nice où il réside.
Il a enseigné à la villa Arson où il a eu pour élèves, entre autres, Pascal Pinaud, Philippe Ramette, Natacha Lesueur. La galerie Ceysson & Bénétière le représente.
Membre historique de Supports-Surfaces, Noël Dolla a construit une œuvre riche de sens artistique et politique.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Noël Dolla, Fish food (de la série Enol A. bait), 2007, acrylique et nourriture synthétique sur toile.

exposition collection LGR - CAC de St RestitutNoël Dolla, Fumée (série Silences de la fumée), 1996, acrylique sur toile et fumée.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Noël Dolla, Fers à repasser, 2014, empreintes sur papier et pastel gras

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Noël Dolla, Gant à débarbouiller la peinture, 1994, tissu éponge, cire, pigments.

 

Philippe Gronon est né en 1964 à Rochefort sur Mer. Il vit et travaille à Malakoff. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis en 1994-95.
Il est représenté par la galerie Dutko à Paris et la galerie Barnoud à Quétigny.
Philippe Gronon photographie des objets à échelle 1. Des tableaux anciens ou modernes, il en photographie le «Verso», et c’est à Saint-Étienne que se trouve le «Recto» du tableau de Noël Dolla.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Philippe Gronon, Verso d’une toile de Dolla de 1974 (Croix), Photographie, tirage 1/5.

Bernard Pagès est né en 1940 à Cahors. Les galeries Ceysson-Bénétière à Paris, et Catherine Issert à Saint-Paul de Vence le représentent.
Grand sculpteur et grand dessinateur Bernard Pagès a fait partie des Nouveaux Réalistes et de Supports-Surfaces. La force de son travail réside entre autres dans l’opposition violente des matériaux qu’il emploie.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Bernard Pagès, PAL aux vis, 2000, Bois de chêne, vis à bois tête ronde de 80 mm

 

Etage

Matthieu Schmitt est né à Thionville en 1981. Diplômé de la Villa Arson, il vit et travaille à Nice. Il est représenté par la galerie Catherine Issert.
C’est un ingénieur qui invente des machines aux éléments incontrôlables, dans lesquelles des plantes vertes ont le pouvoir de composer des poèmes. A St Restitut Il n’est cependant pas représenté par une œuvre mécanique mais par un bel hommage à François Morrelet…

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Matthieu Schmitt, Hommage à Morellet, plaques de verre et courroies rouges, 90 x 90 x 16 cm

 

Marc Chevalier est né à Paris en 1967. Il vit et travaille à Nice.
Une œuvre sans peinture, sans pinceau et sans toile… Est-ce possible ? Bien sûr !!! Regardez les scotchs de Marc Chevalier…

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Marc Chevalier, 3 flaques, peintures séchées, 1994 et 1995, 17 x 17 cm, 18 x 24 cm, 19 x 19 cm

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Marc Chevalier, Sans titre, ruban adhésif sur châssis, 2006, 100 x 100 cm

 

exposition collection LGR - CAC de St Restitut    Marc Chevalier, Sans titre, ruban adhésif sur châssis, 2009, 60 x 60 cm

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Marc Chevalier, Sans titre, 2015, ruban adhésif sur châssis, 20 x 20 cm

 

Xavier Theunis est né en Belgique en 1978. Diplômé de la Villa Arson, Xavier vit et travaille à Nice. Il est représenté par la galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence et la galerie Backslach à Paris.
Cet artiste qui voyage entre architecture, décoration et histoire de l’art à tout de suite attiré notre attention par la qualité de son travail ; l’originalité plastique et le clin d’œil artistique qu’il porte sur le passé. C’est avec des adhésifs vernis collés sur aluminium thermolaqué qu’il rend hommage aux bouteilles de Morandi et aux paysages de Nicolas de Staël…

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Xavier Theunis, 5 Morandi, 2011, adhésif sur aluminium, 50 x 40 cm

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Xavier Theunis, Morandi, 2011, adhésif sur aluminium, 50 x 40 cm

 

Cave 1

Jérôme Robbe est né en 1981 à Paris où il vit. Il est diplômé de la Villa Arson. Au temps pas si lointain de la mode de la peinture sans peinture, Jérôme Robbe a travaillé sur l’écrasement de cette matière. La peau de peinture que nous présentons provient de la terrasse du Musée Chagall où 300 kilos de peinture avaient été déversés et écrasés par des plaques de marbre.

exposition collection LGR - CAC de St RestitutJérôme Robbe, Peinture écrasée, peinture, verre, miroir.

exposition collection LGR - CAC de St RestitutJérôme Robbe, Peau de peinture, 2011, empreinte terrasse, musée Chagall de Nice

Jean-Philippe Roubaud est né en 1973 à Cannes. Il vit au Cannet et travaille à Nice. Il a obtenu le DNSEP à la Villa Arson en 1997. Il est représenté par la galerie Sintitulo à Mougins. C’est un dessinateur qui maîtrise son médium parfaitement et nous fait voyager de Van Eyck à Courbet en passant par Dürer sans jamais forcer le trait.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Jean-Philippe Roubaud, Abstract Bubble II, 2017, Graphite sur papier.

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Jean-Philippe Roubaud, Abstract Bubble II, détail (réf. Van Eyck, Courbet…)

exposition collection LGR - CAC de St Restitut

Jean-Philippe Roubaud, Abstract Bubble II, détail (Réf. Van Eyck, …)

Cave 2

David Raffini est né en 1982 à Bastia. Il vit et travaille à Bruxelles. En 2004, il obtient un Master d’Arts Appliqués à l’Université de Corse, et passe en 2007 le DNSEP à la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Papillon à Paris et par la galerie Ceysson-Bénétière. Peintre, sculpteur et vidéaste, David Raffini se confronte à la matière avec lucidité. Il creuse son sillon avec talent et nous propose une grande peinture sur toile libre : «HASHIMA ».

David Raffini, Hashima, peinture sur toile, 195 x 265 cmDavid Raffini, Hashima, 2014, Acrylique sur toile libre.

Florian Pugnaire est né en 1980. Il vit et travaille à Bruxelles. Diplômé de la Villa Arson en 2006, il est représenté par les galeries Eva Vautier à Nice et Ceysson-Bénétière à Paris. Passant constamment de la vidéo à la sculpture, les différents médiums qu’il utilise s’interrogent et se répondent autour de la notion de Work in progress, convoquant les univers de l’atelier et du chantier. Il semble trouver sans effort l’idée ou le geste juste. Il collabore parfois avec David Raffini.

21-8c-26052018-_R0B8552-14x21.jpgFlorian Pugnaire, 1 plaque, 2010, sculpture murale tôle inox et sangle

22-8d-26052018-_R0B8564-14x21.jpgFlorian Pugnaire, 1 plaque (détail), 2010, sculpture murale tôle inox et sangle

23-8b-26052018-_R0B8535-14x21.jpgXavier Theunis, Paysage, 2013, adhésifs vernis sur aluminium thermolaqué.

Cave 3

Karim Ghelloussi est né en 1977. Diplômé en 2001. Il vit et travaille à Nice.
Attentif aux désordres du monde, Karim Ghelloussi dénonce les turpitudes des politiques, l’indifférence face aux émigrés et le rapport des citoyens à l’écologie.

24-7d-26052018-_R0B8788-14x21.jpgKarim Ghelloussi, Pallissade, 2009, acrylique sur bois et sacs plastique.

Cédric Teisseire est né en 1968 à Grasse. Il vit et travaille à Nice.Il a cofondé la Station et le réseau Botox. Il enseigne à l’école supérieure d’art et de design de Toulon. La galerie Ulrich Mueller à Cologne et C.Art à Bregenz en Autriche, le représentent. Peinture sans peinture ? Où sont les instruments du peintre ? L’artiste répond à ses interrogations en utilisant des seringues et se sert de l’apesanteur dans la série « Alias » pour créer des œuvres qui à Nice font échos , mais d’une manière plus actuelle, aux tirs de carabine de Nicky de Saint Phalle et aux bidons de Gilli.

25-7b-26052018-_R0B8798-14x21.jpgCédric Teisseire, Alias… Twins, 2007, Laque sur toile cirée.

exposition collection LGR - CAC de St RestitutCédric Teisseire, Alias… , 2005, Laque sur toile cirée.

Cave 4

Stéphane Steiner est né en 1963 à Nice. Vit et travaille à Nice. La galerie Espace à Vendre, à Nice, le représente. C’est un artiste rare et puissant qui nous montre, à Saint-Restitut, trois œuvres étonnantes :
Un paysage tellurique , un autoportrait et une vanité à découvrir… !

exposition collection LGR - CAC de St RestitutStéphane Steiner, Vue d’ensemble

28-6c-26052018-_R0B8826-2.jpgStéphane Steiner, Portrait crashé, 2016, Photographie sur toile cirée.

29-6e-26052018-_R0B8828.jpgStéphane Steiner, Paysage tellurique, 2014, graphite sur papier.

30-6f-26052018-_R0B8815r.jpgStéphane Steiner, Têtes de mort, dessin encre et pastel gras.

31-6g-26052018-_R0B8829.jpgAïcha Hamu, Natacha Lesueur, Philippe Ramette (Vue d’ensemble).

Aicha Hamu est née en 1974 à Avignon, elle vit et travaille à Nice. Elle est représentée par la galerie Catherine Issert. Artistes aux talents multiples, elle utilise plusieurs médiums pour parler de sa vision du monde. Dans son autoportrait elle dénonce la condition des femmes en se voilant d’un maquillage complexe, une sorte de moucharabieh intégré, de fils barbelés soit-disant indolores.

32-6h-26052018-_R0B8812.jpgAïcha Hamu, Sans titre, 1997, Photographie n° 2/3.

Natacha Lesueur est née en 1971 à Cannes. Elle est représentée par la galerie Eva Vautier à Nice. Photographie, sculpture et body Art culinaire, tout se mélange dans l’art de Natacha Lecteur. La série déjà ancienne des marques ou tatouages laissés par les vêtements intimes retirés sont une sorte de poésie à fleur de peau.

 

33-6i-26052018-_R0B8818.jpgNatacha Lesueur, 2010, photographie.

Philippe Ramette est né en 1961 à Auxerre. Il vit et travaille à Paris. Surtout connu pour ses photographies où il se met en scène dans des situations improbables, Philippe Ramette expérimente et propose des points de vue décalés sur le monde. Son rapport à l’apesanteur nous fascine. Également sculpteur et dessinateur, là, c’est son ombre qui lui joue des tours…

34-6k-26052018-_R0B8809r.jpgPhilippe Ramette, Ombre au repos, 2009, dessin à l’encre noire.

Vivien Roubaud est né en 1986. Diplômé du DNSEP de l’école nationale supérieure d’art de la Villa Arson (Nice). Il vit et travaille à Bruxelles. Il est représenté par la galerie In Situ (Fabienne Leclerc). Vivien est un bricolo génial, un professeur tournesol. Il transforme les objets, règle et dérègle les mécanismes. Apparaissent alors, frappées d’une baguette magique des formes nouvelles. Il joue aussi comme dans les explosions à des arrêts sur images qui nous permettent de voir ce qui normalement disparaît instantanément.

35-6a-26052018-_R0B8794 - copie.jpgVivien Roubaud, sculpture, 3 explosions rondes, 2014 ; 1 explosion plate, 2015 (résine).

 

LGR, trois regards pour une collection par Christine Blanchet

Ce que j’ai aimé, que je l’aie gardé ou non, je l’aimerai toujours. André Breton

La collection LGR : trois initiales pour trois prénoms, Laurence, Gaëtane et Roland. Ellecommence avec les premières acquisitions de Gaëtane et Roland Botrel, rejoints «officiellement» plus tard par Laurence Climbeau ; le trio azuréen la complète au gré de leurs rencontres et promenades artistiques. À partir de leur sens aigu de l’histoire, ces véritables érudits, passionnés d’art, rassemblent des œuvres, souvent majeures dans le processus des artistes.

Christine Blanchet : Gaëtane et Roland, comment avez vous débuté votre collection ?

Gaëtane et Roland Botrel : En1987,nous achetons un dessin de Veličkovićà Monaco. Avant cela, nous regardions l’art contemporain en suivant le travail de plusieurs artistes dont Veličković, devenu depuis un ami.

Ch.B : Vos regards se sont aiguisés plutôt à partir de l’art ancien ?

RB, GB : Oui ! De la Renaissance à Picasso. Mais notre chance a été de rencontrer des artistes italiens originaires de Piacenza, groupés autour de Foppiani, Berté et Armodio qui exposaient entre 1976 et 1980 à la galerie « L’Oeuf de Beaubourg ». Ils mêlaient à leur travail l’héritage du passé et l’intelligence poétique et surréaliste de la modernité… Nous venions aussi tous les mois à Paris pour notre travail, et l’ouverture du Centre Georges Pompidou nous a permis de développer notre curiosité pour l’art contemporain dans la diversité des courants esthétiques.

Ch.B : Vous avez rassemblé, en trente ans, une centaine de pièces, peut-on parler d’un virus?

RB : Il faut bien comprendre que ce n’est pas la possession des choses qui nous intéresse. Notre posture est très claire et elle s’ancre dans cette envie de participer à un moment donné au soutien de la création, pour que les artistes mais aussi les galeries puissent continuer à travailler. Si acquérir n’est pas un but en soi, force est de constater que vivre avec des œuvres aujourd’hui, est devenu indispensable. Elles ont une vraie présence dans notre vie. Cependant, nous considérons que les œuvres continuent à appartenir aux artistes. Ils peuvent nous les demander, comme les trois dessins à la limaille de fer de Nicolas Daubanes d’après les gravures de Piranèse. Nous ne les avons jamais déballés chez nous… Ils sont vus ailleurs et c’est très bien ainsi…
[…] Nous n’achetons pas pour spéculer ou pour revendre, les artistes et les galeristes l’ont bien compris […]. Mais acquérir une œuvre est un acte qui n’est en rien anodin ; c’est un inconnu que l’on accueille chez nous, presque une adoption…

Ch.B : Laurence,comment rentrez-vous en 2006 dans l’aventure artistique de Gaëtane et Roland ?
Laurence Climbeau : Par le hasard des discussions ! Je n’avais pas manifesté jusque là un grand intérêt pour l’art et n’osais même pas rentrer dans une galerie. Cela a été une véritable initiation, comme je considère que lorsqu’on s’intéresse à quelque chose on ne peut pas être uniquement spectateur, mon aventure artistique a commencé dans ce désir de m’impliquer toujours plus. Au départ, nous achetions séparément des pièces des mêmes artistes pour finalement nous rendre compte que nous voulions les réunir, LGR est né dans cette idée de partage.

Ch.B : Vos discussions à propos des artistes et des œuvres sont une grande force dans la constitution de votre collection et les directions thématiques que vous lui donnez. En accueillant Laurence, est-ce que cela a changé votre façon de fonctionner ?

RB : L’art est intemporel. Quand Laurence est venue nous rejoindre, nous l’avons faite aussi voyager dans l’art ancien et lui avons montré comment l’art était toujours vivant dans un contexte à chaque fois précis. De cette façon, son œil s’est formé comme le nôtre, et aujourd’hui ses goûts s’affirment. Nous confrontons ainsi nos différences de points de vue car l’avantage dans ce cadre est d’avoir trois personnalités bien distinctes.

LC : J’ai été forcément influencée puisque je suis arrivée dans une histoire où les bases étaient déjà construites et il est essentiel pour moi que celles-ci se poursuivent. Les pièces que nous achetons ont toujours un sens par rapport à ce qui existe dans la collection…

Ch.B : Au regard de vos choix, l’on pressent des lignes et des thématiques dans votre collection. Par exemple, peut-on dire que vous soutenez l’école niçoise ?

RB : Pour l’école historique de Nice, nous sommes arrivés trop tard, mais nous avons des œuvres de Noël Dolla, de Pascal Pinaud, Bernard Pagès et de plusieurs jeunes que nous rencontrons à la Station ou à la Villa Arson !

Ch.B : Vous avez réuni des œuvres, beaucoup de peintures par ailleurs, dont les thématiques sont politiques ou liées à l’Histoire.

RB : Il y a effectivement un constat politique qui émerge de l’ensemble. Les artistes de la Figuration narrative dénoncent les abus ou les dérives du Monde. Mais au-delà de l’idée, ce qui compte avant tout, c’est la maîtrise et la qualité du travail ; par contre à propos de notre tableau, Le portrait de Mao,peint par Yan Pei Ming, nous ne sommes pas maoïstes pour un yuan, mais cette œuvre nous fait rentrer dans l’histoire du peintre, de l’Histoire en général, et même dans une certaine vision de la peinture puisque Warhol et bien d’autres ont peint Mao.

Ch.B : Au moment où vous achetez Ming, il n’était pas connu comme aujourd’hui représenté dans les plus grandes collections publiques et privées.

RB : Nous avons acheté notre premier tableau de Ming en 1996 à la FIAC. Nous l’avions déjà repéré l’année précédente et nous aimions cette écriture nerveuse avec des gouttelettes partout. Nous n’avons pas hésité, même si son prix, très raisonnable à l’époque, était une sorte de petite folie pour nous…

Ch.B : Vous êtes sensibles aux relations entre l’art et la littérature…

RB : Il n’y a pas que le côté pictural… J’évoquais tout à l’heure la façon dont l’art était stimulé, et il est toujours intéressant de comprendre les rencontres littéraires ou musicales.Les artistes ne vivent pas isolés et peuvent être aussi sous influence… Autour de Proust, nous avons deux jeunes artistes comme Raphaël Denis ou Jérémie Hennequin, le premier réécrit toute LaRecherche du temps perdu,sur une seule feuille et le second gomme le texte […]. Nous avons réuni un ensemble sur la Figuration narrative, bien avant qu’elle soit revenue sur le devant de la scène ces dernières années(avec des œuvres d’Adami, par exemple, autour des portraits de Gide d’une grande profondeur psychologique, d’une intelligence des couleurs ; tandis que pour Arroyo, c’est à travers le thème de la liberté qu’il laisse transparaître sa hargne pour Franco […]. Ces œuvres incarnent pour nous des moments forts de la vie de ces artistes… […] La Figuration narrative a été très importante entre 1964 et 1985. La société a changé depuis et nous aussi ; et tout en gardant un grand respect pour leur travail actuel, nous avons ouvert d’autres portes, celles de Pierre Buraglio, d’Erik Dietman, de Rebeyrolle ! Mais ce sont aussi des histoires de rencontres, de hasards.

Ch.B : Est-ce que ce n’est pas trop compliqué de regarder l’art actuellement ?

GB : Pas plus qu’avant, mais la mode des installations ou les vidéos nous intéresse peu. Nous les regardons dans les centres d’art mais nous ne saurions pas vivre avec… alors !

Ch.B : Quel est votre regard sur le milieu de l’art et son marché depuis trente ans ?

GB : On parle plus d’argent que d’art aujourd’hui !

RB : Nous sommes des amateurs d’art et à ce titre nous avons visité beaucoup de collections. Celles des Billarant ou des Gensollen, par exemple, qui ont des ensembles muséaux constitués de formidables artistes dont nous n’avons presque aucun nom. Au début cela m’a troublé, puis avec le temps, j’ai trouvé très touchant les mondes que chacun d’entre nous se fabrique…

Christine Blanchet, critique d’art
entretien avec les collectionneurs LGR

 

 

 

 

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Centre d’Art Contemporain de St-Restitut ROGER BLACHON 10 ans… Dessins Exposition du 25 mars au 12 mai 2018 DERNIERS JOURS – PROLONGATION JUSQU’AU DIMANCHE 20 MAI – ouvert le 1er mai, 8 mai, ascension et dimanche de Pentecôte.

DIMANCHE 25 MARS 2018

10h30 TABLE RONDE, ILS DESSINENT AUSSI…

En présence de Michel CAMBON, dessinateur de presse, Mireille BLACHON, et des amis de Roger BLACHON dont Daniel HERRERO.

11h30 VERNISSAGE (vin offert par Pierre Meyer du Domaine des Nymphes de Rasteau).

carte postsle RECTO 10.2x15.2 reduiteMagicien aux oiseaux. Dessin, acrylique. © Roger Blachon

Romanais d’origine, Roger Blachon a commencé sa carrière comme professeur de dessin et illustrateur pour la jeunesse avec le journal OKAPI. iI a griffé de son crayons les pages de nombreux magazines (Lui, Notre temps, Le Nouvel Observateur, etc.), accompagnant de son humour poétique et acidulé les textes les plus divers. Membre des Humoristes Associés, collectif de dessinateurs, il a participé à de nombreux ouvrages sur le vin, la table, la mer, le ski. Parallèlement, ses dessins côtoient la signature des plus grands.

Lauréat de prix prestigieux, il a eu à son actif de nombreuses médailles d’or (1987, Grand prix de l’humour blanc, 1992 Grand prix de l’humour noir, Prix du fair play et de la défense de l’esprit du sport, Prix 1999 de l’Académie des sports, 2003 Prix de l’humour vache). Ses dessins ont été présentés dans de nombreuses expositions personnelles en France (Paris, Antibes, Marseille, Niort, Vienne, Bollène, Saint-Quentin) et à l’étranger New-York, Lausanne, Bruxelles, Kyoto).

Passionné de rugby, Roger Blachon est bien connu des Tournonais où il fit ses débuts en Junior B. Il fut ensuite joueur au Paris Université Club, le célèbre PUC, puis capitaine avant d’en devenir le Président et de confier l’entraînement des joueurs à Daniel Herrero.

Prématurément disparu en 2008, il avait présenté sa dernière exposition en 2007 à St-Restitut. Du 25 mars au 12 mai 2018 vous pourrez découvrir un ensemble de dessins originaux dont la majorité n’ont jamais été exposés. Une série exceptionnelle accompagnée des esquisses, Les quatre saisons, Les oiseaux ordinaires, des dessins politiques toujours d’actualité, les maquettes des publications d’Okapi, de Zazie dans le Métro, des textes de Brassens, de René Fallet et bien sûr toute une salle sur le sport. En effet, dès 1986, il a eu une page couleur, en toute liberté, dans l’Equipe Magazine, ceci pendant plus de 20 ans.

Avec sa silhouette longue et souriante surgie de la Drôme, Antoine Blondin disait de lui qu’il respirait un goût foncier de l’amitié. Son regard affectueux escamotait les obstacles. Pour lui, le rugby n’était pas un jeu de société, il était le jeu d’une société solidaire et fraternelle.

portrait BLACHON
Roger Blachon

Dessins originaux.

Techniques mixtes. Crayon, encres de Chine, peinture acrylique.

Vues de l’exposition   © photographies Isabelle Derreumaux, Philippe Petiot

 

Cave 1 – Roger Blachon. Ses mondes.

1IMG_4252Roger Blachon, Ses mondes. Photo Isabelle Derreumaux.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutRoger Blachon, Ses mondes. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutRoger Blachon, Ses mondes. Photo Philippe Petiot

2IMG_4256Roger Blachon, Ses mondes. Photo Isabelle Derreumaux

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Roger Blachon. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Roger Blachon. Photo Philippe Petiot

Cave 2 – Les Quatre Saisons

Exposition Roger Blachon St Restitut
Exposition Roger Blachon. Photo Philippe Petiot

3IMG_4260Roger Blachon. Les quatre saisons. Photo Isabelle Derreumaux.

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Roger Blachon. Girafe tunnel. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Exposition Roger Blachon. Photo Philippe Petiot

4IMG_4282
Exposition Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux.

Feu de fôret jogger - copie
Exposition Roger Blachon. Jogger et l’incendie.

Cave 3 – Les oiseaux ordinaires

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Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon. Photo Philippe Petiot.

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exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Photo Philippe Petiot.

Centrale nucléaire - copie
Exposition Roger Blachon. Série Oiseaux ordinaires. Centrale nucléaire.

Oiseau c'est beau - copie
Exposition Roger Blachon. Série Oiseaux ordinaires. C’est bon, c’est beau.

Autruche cage grand#20A2657
Exposition Roger Blachon. Série Oiseaux ordinaires. Autruche cage.

IMG_4274Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux

Oiseau Punk - Roger Blachon reduite
Roger Blachon. L’oiseau punk.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Photo Philippe Petiot

7IMG_4272Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Petit Chaperon rouge. Photo Philippe Petiot

Cave 4

9IMG_4278Exposition Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Le surf. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Paris Dakar. Photo Philippe Petiot

 

Rez de chaussée

Salle 1 (entrée)

Dessins politiques. Nouvel Observateur

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut

 

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Dessins politiques. Photo Philippe Petiot.

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Dessins politiques. Nouvel Observateur. Droit de vote aux municipales. Photo Philippe Petiot.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Dessins politiques. Nouvel Observateur.

Les Français au volant. Photo Philippe Petiot.

Roger Blachon – René Fallet

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. René Fallet, La pêche, Le vélo. Ed. Denoël. Photo Philippe Petiot.

Salle 2 – L’EQUIPE Magazine.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Photo Philippe Petiot

Voilier terre - copie
Roger Blachon. Voilier Terre. Dessins pour l’EQUIPE Magazine.

exposition Roger Blachon St Restitut
Exposition Roger Blachon. Photo Philippe Petiot.

13IMG_4237Exposition Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux.

14IMG_4234Exposition Roger Blachon. Photo Isabelle Derreumaux.

Salle 3

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon. Illustrations. Photo Philippe Petiot

Brassens

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Brassens. La mauvaise réputation. Photo Philippe Petiot.

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Brassens. Le gorille. Photo Philippe Petiot.

Raymond Queneau, Zazie dans le métro

exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut
Exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Zazie dans le métro. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Zazie dans le métro. Photo Philippe Petiot

exposition Roger Blachon CAC Saint RestitutExposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. Zazie dans le métro. Photo Philippe Petiot

Couloir

Promenade des chien#20A244E
Exposition Roger Blachon CAC Saint Restitut. La promenade des chiens.

A noter que des multiples de Roger Blachon seront exposés au Café Sidoine de St Restitut ce printemps.

TABLE RONDE : ILS DESSINENT AUSSI…

Michel CAMBON, Dessinateur de presse

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Michel Cambon © photographie France 3 Grenoble

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« Cambon est un contribuable français installé dans le Dauphiné, dont la majorité des revenus proviennent de la création de dessins rigolos pour différents imprimés (journaux hebdomadaires, magazines, revues, livres, cartes postales, affiches, éphémérides, etc.) ainsi que pour des supports qui ne le sont pas (cimaises d’exposition, sites internet). Il possède deux bicyclettes pour faire un peu d’exercice et une bibliothèque pour montrer qu’il est un homme de goût. On lui doit des recueils d’œuvres comiques inoubliables, « La Vache! » et «La Vache! La suite », aux éditions Glénat et « Le Sport ça fait mal! » aux éditions Iconovox et d’autres malheureusement déjà oubliés comme « Le Prix du Bonheur » aux éditions Glénat, ou « Histoire de Jean et Jean-Jean » aux éditions Anatolia le Rocher. Il est le lauréat en 2013 du prix Press Cartoon Europe pour un dessin satirique sur la guerre en Syrie. En outre, il sait garder son sérieux même quand ses dessins d’humour ne sont pas drôles« .
Pour faire plus ample connaissance: leprixdubonheur.wordpress.comurtikan.net, @m_cambon
Communiqué de presse

CENTRE D’ART CONTEMPORAIN DE ST RESTITUT

3 passage de la cure (face à l’église)

Communiqué de presse du 26 mars 2018

EXPOSITION ROGER BLACHON

10 ANS…. DESSINS

Alors que se termine à Paris la semaine consacrée au dessin avec entre autres le salon du dessin contemporain DRAWING NOW dont le commissaire général est le critique d’art Philippe Piguet , très apprécié des fidèles du Centre d’art contemporain de St Restitut lors des tables rondes qui précèdent chaque vernissage, s’ouvre à St Restitut l’exposition de dessins de l’humoriste ROGER BLACHON.

L’invité de la table ronde, le dessinateur de presse grenoblois MICHEL CAMBON a évoqué sa formation aux beaux arts d’Avignon, ses rapports au dessin et à la presse. Puis séquence émotion avec les nombreux amis de Roger Blachon venus d’Ardèche, Drôme, Vaucluse, Marseille et Paris. L’un était avec lui chez les scouts, les ardèchois Pierre et Claude Chifflet au rugby à Tournon, Jean Pierre Delay au PUC, et enfin, l’intervention remarquée du très connu Daniel Herrero, lequel avait téléphoné de Cardiff pour assurer les organisateurs de sa présence. Le conteur Herrero a fait partagé à l’auditoire, avec son accent affirmé, son vocabulaire fleuri, poétique et percutant combien avait été importante pour lui sa rencontre avec l’artiste Roger Blachon alors joueur de rugby puis Président du Paris Université Club .

Une exposition à découvrir par tous les publics . Les enfants avec les illustrations d’Okapi et de Zazie dans le métro ; tous les sportifs du jeu de boule, au vélo, à la pêche, à la randonnée, au rugby, à la voile, au ping pong, au karaté, au judo…. avec les publications de l’Equipe magazine ; les nostalgiques avec la mauvaise réputation de Brassens ; les accros de l’actualité avec les dessins publiés il y a dix ans dans le Nouvel Observateur qui sont toujours d’actualité ; les juges sont mécontents, les étrangers n’ont pas le droit de vote, l’hopital va mal et les Irakiens ne vivent toujours pas en paix….

Quant aux « amateurs » de dessins ils se régaleront avec toutes ces pièces originales dont certaines accompagnées des esquisses, pleines de couleurs, de poésie et de malice. De vraies pages de peinture, jusqu’au 12 mai au centre d’art contemporain de St Restitut .

Accueil du mercredi au dimanche de 15h à 18h et le lundi et le mardi sur RDV au 06 23 66 96 45

ou cacstrestitut@gmail.com. ENTREE LIBRE ET GRATUITE – Groupes sur RDV

P1080604_Table ronde 25-3-2018 Roger BLACHON
Table ronde Ils dessinent aussi… Exposition Roger Blachon 10 ans… Dessins.

Daniel Herrero, Michel Cambon, Jean-Pierre Delay, Claude Chifflet

P1080605_Vernissage 25-3-2018 Roger BLACHON

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Table ronde Ils dessinent aussi… Exposition Roger Blachon 10 ans… Dessins. Daniel Herrero, Michel Cambon. Photo Bernard Burgher

DSCN2044Table ronde Ils dessinent aussi… Exposition Roger Blachon. Photo Bernard Burgher

P1080628Exposition Roger Blachon. Mireille Blachon, Michel Cambon.

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Exposition Roger Blachon. Mireille Blachon. Photo Bernard Burgher

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Exposition Roger Blachon, 10 ans… Dessins. Centre d’Art Contemporain de St-Restitut. Table ronde. Daniel Herrero. Photo Bernard Burgher

P1080629_Vernissage 25-3-2018 Roger BLACHON
Exposition Roger Blachon. 10 ans… Dessins. Centre d’Art Contemporain de St-Restitut. Vernissage. Jean-Pierre Delay, Mireille Blachon, Daniel Herrero.

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Vernissage, 25 mars 2018. Exposition Roger Blachon. 10 ans… Dessins.
Centre d’Art Contemporain de St-Restitut. Photo Bernard Burgher.

Vins offerts par Le Domaine des Nymphes, de Rasteau.

Prolongation exposition Stanley Greene

Prolongation de l’exposition de Stanley Greene, photojournaliste, 10 février au 11 mars 2018, pendant  les vacances scolaires d’hiver des 3 zones.  

 le Centre d’Art Contemporain sera ouvert :
du mercredi au dimanche, de 15h à 18h et sur RDV.
Renseignements : 06 23 66 96 45 – mail : cacstrestitut@gmail.com

Stanley Greene

Stanley Greene, Visa pour l’image, Perpignan, 2017 © Mazen Saggar

 

 

 

 

PARENTHESE 2017 Photojournalisme au retour de Visa pour l’image

STANLEY GREENE 1989 – 2017

Exposition du 11 septembre au 29 décembre 2017

En résonance avec la Biennale de Lyon 2017

En partenariat avec le Prix Bayeux Calvados des correspondants de guerre et l’agence Noorimages.               

Dossier de presse de l’exposition : lien de téléchargement en fin d’article.

A noter que tous les textes en italiques ci-dessous sont extraits de Stanley Greene, in Black Passeport (Ed. Textuel, Paris, 2009. Entretien avec Teun van der Heijden, Amsterdam).

Les guerres ont lieu parce que des gens ont des versions différentes d’une même histoire. Et parfois la seule façon de comprendre, c’est d’aller où c’est en train de se passer. La photographie est mon langage et me donne le pouvoir  de dire ce qui serait tu.

 La notion d’art est très importante dans mon travail. je pense que la photographie est comme une danse. Les images naissent de la manière dont le corps bouge au moment  de  la prise de vue. 

P1530640 - copieEntrée de l’exposition © Isabelle Derrumeaux
Stanley GreeneStanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar

Toute la presse nationale et internationale a parlé de l’immense photographe qu’était Stanley Greene lors de sa disparition en mai dernier. Né à New York en 1949, Stanley Greene a été un militant des Black Panthers avant de se faire connaitre comme photojournaliste lauréat de nombreux prix. D’abord étudiant aux beaux arts, il a ensuite étudié la photo et a commencé par la mode pour Vogue Magazine, puis la couverture de tout l’univers rock et punk en Californie avant de se consacrer au reportage en zone de conflit. Il a alors arpenté le monde et tous ses conflits : en premier lieu la mer Caspienne où il a su rencontrer les deux camps, puis la Tchétchénie, la Russie de Poutine, l’Afghanistan, l’Irak, le Darfour. entre autres. Il a traité également la question du réchauffement climatique au Groenland, les suites du passage de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans. Il était également à Berlin lors de la chute du mur. Une interview filmée par Laure Baudoin permet de voir Stanley Greene commenter ces différentes images.

Cave 1Tchétchénie. Le siège de Grozny, 1996.

P1530642 - copieVue de l’exposition © Isabelle Derrumeaux
01-10092017-_R0B0658 red Vue de l’exposition © Philippe Petiot
GRS020SE0042 © kristel eerdeckens

« On the border », portrait of Stanley Greene by Kristel Eerdekens on the Chechen-Ingush border, january 2000

Stanley Greene a couvert le conflit en Tchétchénie pendant 10 ans, avec des meurtres et des disparitions.  Le monde a toujours tourné le dos à la Tchétchénie, et maintenant presque personne n’y va. Pour une raison ou pour une autre, on est passé à d’autres sujets. Stanley disait de la Tchétchénie qu’elle l’avait marqué au fer rouge, qu’elle était en lui, qu’elle le hantait.

Cave 2 – La Russie de Poutine, 2002

L’intelligentsia russe de gauche craint de plus en plus que Poutine devienne un dictateur.

A droite Anna Stepanovna, journaliste, née à New York  en 1958, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou. Militante des droits de l’homme.

06-10092017-_R0B0654 redexposition Stanley Greene CAC St-RestitutLa Russie de Poutine, 2002. Hôpital psychiatrique. Vue de l’exposition © Philippe Petiot

Moscou, Putsch à la Maison Blanche, 1993

08-10092017-_R0B0643 redMoscou, Putsch à la Maison Blanche. Vues de l’exposition © Philippe Petiot

Eltsine ayant menacé de faire tuer tous les journalistes, les agences avaient rappelé leurs correspondants. Stanley Greene a été le seul à pénétrer dans la maison blanche de Moscou lors de ce putsch.

09-10092017-_R0B0648 redMoscou, Putsch à la Maison Blanche (détail), 1993. Vue de l’exposition © Philippe Petiot

Cave 3La Mer Caspienne, conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Les rivages de la mer Caspienne sont un mélange de nationalisme et de fanatisme religieux. Première source mondiale de caviar, la mer recouvre également de vastes réserves de pétrole. Les deux pays  vivaient en bonne intelligence. Les ressortissants se mariaient entre eux et étaient enterrés dans les mêmes cimetières.  Maintenant c’est l’argent, le pouvoir et le pétrole qui dessinent l’avenir.

P1530669 - copieVue de l’exposition, Mer Caspienne © Isabelle Derrumeaux
CAC de Saint-Restitut - Exposition Daniel Humair 13-08-2017Haut-Karabagh. Cimetière arménien vandalisé, 2007. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
11-10092017-_R0B0625 redConflits, île de la Mer Caspienne. Prison détruite par les Arméniens. 1993 – 2007. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
exposition Stanley Greene CAC St-RestitutConflits (Prison, île de la Mer Caspienne), 1993 – 2007. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
exposition Stanley Greene CAC St-RestitutConflit Mer Caspienne (cimetière arménien, Haut-Karabagh), 1993-2007. Vue de l’exposition © Philippe Petiot

Cave 4 – Afghanistan, 2008.
Ça vient de nulle part, d’un endroit plus noir que la nuit. Je suis malade.

exposition Stanley Greene CAC St-Restitut Vue de l’exposition © Philippe Petiot

Je suis rentré dans cette pièce abandonnée, dans cette carcasse de bâtiments bombardés – j’étais complètement dans le brouillard : mes médocs me faisaient de moins en moins d’effet. j’ai vu cet homme en face de moi se transformer en vampire, se protégeant de la lumière. Et mon objectif a saisi  ça.

Salle 1 – Rez-de-Chaussée,  Tchad. Darfour, 2007-2008.

J’ai essayé de comprendre les origines de la tragédie du Darfour. Cela commence au printemps 2003, quand le gouvernement du Soudan, dirigé par un régime arabe fondamentaliste lança une campagne pour écraser les fermiers africains noirs du Darfour. J’ai photographié avec une appareil jetable et non avec des appareils sophistiqués. Les gens me regardaient et j’ai pris cette image : j’aime cette image, celle de cette femme qui est presque devenue un ange.

exposition Stanley Greene  CAC St-Restitut

                  Vue de l’exposition © Philippe Petiot.

Salle 2 – 2009, Groenland. Conséquences du réchauffement climatique.
Le monde empoisonne le Groenland et l’Union Européenne interdit la vente de phoque et d’ours blanc.

24-10092017-_R0B0615 red Vue de l’exposition © Philippe Petiot.
, Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene
Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene
Shadows Of Change  Consequences Of Climate change
Groenland, 2009 © Stanley Greene
Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene

Le changement climatique force les chasseurs d’Uummanaq qui sont appelés « les rois de la glace » à devenir des pêcheurs. Pour eux c’est dévalorisant, la pêche étant jusqu’à ce jour réservée aux femmes et aux enfants.

Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene
Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene
Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009 © Stanley Greene

Conséquences du réchauffement climatique, création de nouveaux courants qui transportent les rebuts  de notre société moderne venant de l’Europe de l’ouest et de l’Est.

Shadows Of Change  Consequences Of Climate changeGroenland, 2009. Fonte de la glace © Stanley Greene

La bonne glace disparaît. C’est bien pour les bateaux mais pas pour les traîneaux. Sans la glace les phoques ne peuvent construire des rebords pour se reposer, manger, porter leurs petits. Les morses ne peuvent plus trouver refuge sur les glaces flottantes pour digérer leur repas de mollusques. L’ours polaire ne peut plus attraper les phoques. Les traineaux de chiens ne peuvent plus circuler et transporter la nourriture et les peaux. L’écosystème est en train de s’écrouler.

Salle 3 – USA. Ouragan Katrina, Nouvelle-Orléans, 2005.

P1530685 - copieNouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Isabelle Derrumeaux
Those who fell through the cracksNouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Stanley Greene
Those who fell through the cracksNouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Stanley Greene
25-10092017-_R0B0619 red.jpgNouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
Katrina, 2005-2006Nouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Stanley Greene
Katrina, 2005-2006Nouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Stanley Greene
Katrina, 2005-2006Nouvelle-Orléans, Katrina, USA, 2005 © Stanley Greene

Salle 4 – 1989, 9 novembre, chute du mur de Berlin.
Il avait été érigé en plein Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961 par la République Démocratique Allemande (RDA) pour tenter ainsi de mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République Fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur a séparé la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de 28 ans.

exposition Stanley Greene  CAC St-RestitutBerlin-Est. La chute du mur, 1989. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
28-10092017-_R0B0595 redBerlin-Est. La chute du mur, 1989. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
The Fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The Fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
exposition Stanley Greene  CAC St-RestitutBerlin-Est. La chute du mur, 1989. Vue de l’exposition © Philippe Petiot
CAC St-Restitut exposition Stanley GreeneBerlin-Est. La chute du mur, 1989. Vues de l’exposition © Philippe Petiot
The Fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The Fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene
The Fall of the Berlin WallBerlin-Est. La chute du mur, 1989 © Stanley Greene

Un an après la chute,  le 3 octobre 1990 les deux Allemagne (RFA et RDA ) sont réunifiées.

Lors d’une intervention à Amsterdam à l’occasion de la remise des World Press 2017, Stanley Greene avait abordé la question de l’enjeu de l’engagement photographique : qui est le photographe? quel est le rôle de l’image ? son sens ? sa place ? comment évolue-t’elle entre exigence médiatique, volonté politique, soif de scoop et devoir d’informer. Comme le rappelle Jean-François Leroy, responsable de Visa pour l’image à Perpignan « en ces temps agités, le rôle des photojournalistes est primordial ». A noter qu’en 2016, ce même Jean-François Leroy avait remis à Stanley Greene le Visa d’or pour l’ensemble de sa carrière. Une standing ovation de plus de 10 mn avait accompagné la remise de ce prix. Lors de sa venue à St-Restitut en 2010, Stanley Greene avait réalisé un workshop avec les élèves de deux classes du Lycée Jaume de Pierrelatte, section professionnelle.

Stanley GreeneStanley Greene et ses collaborateurs de Noor Images, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley GreeneStanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley GreeneStanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley Greene    Stanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley Greene   Stanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley Greene    Stanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley GreeneStanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley Greene    Stanley Greene, Perpignan, Visa pour l’image, 2016 © Mazen Saggar
Stanley Greene     Stanley Greene, 2017 © Mazen Saggar

Dossier de presse de l’exposition : lien pour la lecture ou le téléchargement

 

DERNIERS JOURS claude rutault une immersion dans la peinture installation jusqu’au au 10 août 2017 ouvert du mardi au dimanche : 10H30 / 12H – 15H30 / 19H et sur rdv.

Communiqué de presse

Claude Rutault appartient à cette génération d’artistes trentenaires qui dans les années 70 s’interrogeaient sur le devenir de la peinture et comment se différencier de leurs aînés. Buren choisit les rayures d’un tissu à matelas du marché St Pierre de Paris, Toroni des traces de pinceaux, Mosset une toile blanche de 1m sur 1m avec un énorme O noir au centre symbolisant le degré zéro de la peinture : c’est le mouvement BMPT . C’est aussi dans les années 70 qu’un groupe d’artistes du midi , avec Viallat, Buraglio, Dezeuze entre autres, décident, faute d’invitation dans des galeries , d’exposer en plein air des œuvres réalisées avec des matériaux récupérés et non fragiles sur des supports très variés : c’est Support Surface. Plus solitaire, Claude Rutault peint depuis l’age de 16 ans, multipliant les références à l’art ancien et les interrogations sur ce qu’est la peinture dans cette deuxième moitié du XX ème siècle. Le hasard viendra « aider » Rutault. Repeignant sa cuisine en gris, il repeint une petite toile qui se trouvait là, de la même couleur que le mur, gris sur gris et s’aperçoit que c’est plutôt intéressant et qu’il pourrait en « faire » quelque chose » ! C’est l’origine de ce qu’il appelle ses « dé- finitions méthodes » .

Chacune écrite de sa belle écriture, qui définit, avant la réalisation, les modalités à remplir pour la réalisation de cette nouvelle œuvre, un peu comme une « ordonnance » ou un plan , comme un ingénieur et comme les artistes américains, Donald Judd, Robert Morris, Lawrence Wiener. Partant de la toile brute on peut la peindre, la repeindre, la dé – peindre. Peu importe la forme et les dimensions mais le mur doit toujours être de la même couleur que la toile.

En 2017 il a exposé à Bruxelles, à Clermont Ferrand, à Nanterre et avec la Galerie Perrotin à Hongkong. Il a réalisé de nombreuses commandes publiques dont la façade du centre d’art le Consortium à Dijon, l’aménagement liturgique de l’église de St Prim vers Vienne et , grâce à Xavier Douroux, médiateur de la fondation de France, disparu dernièrement, l’hommage aux carriers avec les sentinelles qui surplombent le paysage vers la chapelle du St Sépulcre à St Restitut. Il a également exposé au Mamco de Genève et à Beaubourg l’année dernière.

L’exposition de Claude Rutault se termine le jeudi 10 août . Ne manquez pas cette immersion dans la peinture.

centre d’art contemporain de St Restitut (face à l’église) claude rutault 1660 – 2012 de poussin aux peintures – suicides – exposition du 21 mai au 10 août 2017 ouvert tous les jours sauf le lundi de 10H30 à 12H et de 15H30 à 19H et sur RDV au 06 23 66 96 45 par sms.

dimanche 21 mai :

10 heures : table ronde avec les collectionneurs françoise et jean- philippe billarant, daniel bosser, christine blanchet commissaire, en présence de l’artiste claude rutault. (réservation au 06 23 66 96 45 ou cacstrestitut@gmail.com )

11heures : vernissage

Né  en 1941, Claude Rutault est un artiste incontournable de la scène française et présent dans de nombreuses collections publiques et privées. Auteur de nombreux textes, ses écrits participent aussi de son actualité et nous éclairent sur sa démarche. Claude Rutault expose régulièrement dans des musées ou centres d’art comme le Centre Georges Pompidou en 2015, le musée Bourdelle à Paris ou le Mamco à Genève. En 2016, il a conçu une oeuvre pérenne pour le château de Versailles, au pavillon Dufour. Représenté par la Galerie Perrotin, l’artiste prépare une exposition monographique à leur galerie de Hong Kong.

Présentation de l’exposition : crédits photos Philippe Petiot.

REZ DE CHAUSSEE

salle 1

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anniclaude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

AMZ – 1987 – 1989 peinture n°  368 – 2017 dm 169. 

l’œuvre se divise en trois parties, A, M et Z.
A est un ensemble groupé et stable de 100 toiles de formats tous différents, laissées non peintes et présentées sous forme de piles dans un même espace. les 100 toiles sont autant de modèles pour 100 répliques ; lorsqu’une toile a été choisie pour une réplique elle est peinte de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée. A est un ensemble complétement constitué dès le premier jour de la mise en œuvre d’AMZ.
M est l’ensemble dispersé des 100 répliques de A lorsqu’elles ont été toutes prises en charge. dispersé parce que chez les preneurs en charge, donc dans des lieux différents. instable parce que la règle de construction des répliques m inclut une variable liée à la vie des preneurs en charge. chaque réplique m a un format homothétique à celui de son modèle, mais réduit en fonction de deux paramètres : la distance qui sépare m de A – plus on est éloigné plus la réduction est grande – et l’ordre de prise en charge – plus on attend et plus le coéf cient de réduction augmente. chaque déménagement d’une toile implique sa reconstruction. à supposer que A soit déplacé, toutes les toiles de M doivent être reconstruites. les toiles m sont peintes de la même couleur que le mur sur lequel elles sont accrochées.
Z est un ensemble groupé et instable de 100 papiers dont les dimensions matérialisent la différence de surface entre chaque réplique m et son modèle a. le format de chaque papier est homothétique à celui des toiles a et m correspondantes. sa couleur est déterminée par celle du mur : si le mur est blanc le papier est de n’importe quelle couleur sauf blanc et blanc si le mur ne l’est pas. la partie Z est gérée par le cdla (centre des livres d’artistes), 1 place Attane, 87500 saint-yrieix-la-perche, france
pour les détails du fonctionnement il est nécessaire de se reporter aux différentes publications existantes.

salle 2

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anniclaude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

promenade à travers les saisons avec nicolas poussin

salle 3

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

dé – finition méthode d/m 234 . psuit  ! …malévitch

à partir de Kadrilatère noir sur fond blanc de malévitch, 1915, dit « carré noir sur fond blanc », décomposition positive de la toile en deux oeuvres distinctes et complémentaires. On accroche une toile de 80 x 80 cm peinte de la même couleur que le mur ou laissée non peinte si le mur est non peint. A quelques dizaines de centimètres à droite de la toile on fixe un papier de la dimension du carré noir. si le mur est blanc le papier est de n’importe quelle couleur sauf blanc. Il est blanc si le mur ne l’est pas. Une toile, un papier, il s’en est fallu de peu. ( in claude rutault, 2013, copyright ed Damiani, galerie Perrotin, page 104)

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

peint / non peint /  repeint / dépeint d / m 234

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

peinture suicide n° 9

étage

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

accrochage, centre d’art contemporain de st restitut, jeudi 3 mai 2017, claude rutault, quentin, olivier.

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

marionnettes, centre d’art contemporain de  st restitut, 2017

d/m. 258 bis. marionnettes, 1994

un nombre x de toiles monochromes, au moins une dizaine, de n’importe quelle couleur sauf de la couleur du mur devant lequel elles sont placées. ces toiles sont suspendues au plafond par des filins discrets. toutes ont un côté appuyé sur le sol, certaines presqu’à plat, d’autres presque verticales avec toutes les variations intermédiaires possibles.

au mur sont accrochées x toiles peintes de la même couleur que lui. le preneur en charge établit une relation entre les deux séries. il peut proposer à l’artiste d’autres figures de la peinture, par exemple jumeler la série dans l’espace avec des tableaux au lieu des toiles de la même couleur que le mur. le nombre de réalisations n’est pas limité.

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

dé – finition méthode d/m 131  entourant la photographie, 2017, mai 2017, centre d’art contemporain de St Restitut.

un mur sur lequel est accroché un tableau, un certain nombre de toiles l’entourent.elles sont peintes de la même couleur que le mur. une ou deux toiles son identiques au tableau (ici à la photographie), les autres plus petites ou plus grandes, sont de dimensions proches. ni le nombre ni l’accrochage ne sont déterminés à l’avance et peuvent toujours donner lieu à remords.rien n’est fixe d’une réalisation à l’autre.  l’oeuvre. l’oeuvre peut être réalisée avec plusieurs tableaux sur un même mur condition que cette idée  d’entourer le tableau avec des toiles peintes de la même couleur que le mur reste évidente et chaque tableau individualisé. le nombre de réalisations n’est pas limité.( in Claude Rutault, L’Inventaire, Marie – Hélène Treuil, 2015, ed.Mamco, Musée d’art moderne et contemporain, Genève.)

caves

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

variation autour de monochromes V, . »la toile non peinte fait de l’ombre à la peinture » présentée en 2010 au château d’Oiron  dans la salle des batailles en dialogue avec l’oeuvre des Spoéri.

dé – finition méthode 508.

« comme si la toile brute n’était pas la peinture! « . Peut -être faudrait’l mieux écrire : la toile non peinte fait de l’ombre à « monochromes 5 », l’avenir le dira. sont dispersées au sol, surélevées, des toiles non peintes de forme et de formats variés.

Les toiles sont plutôt grandes, sans ordre ni disposition particulière. elles doivent occuper toute une salle, laissant de larges espaces pour la circulation.

Sous les toiles sont glissées des toiles peintes de différentes couleurs – extraits de monochromes 5 – invisibles au premier abord pour le visiteur pressé. toutefois, ici et là, on aperçoit une toile peinte, on en devine une autre, qui mettent le spectateur sur la piste. Le spectateur devra alors prendre du recul et se pencher. ( claude rutault  2013, copyright ed Damiani, galerie Perrotin, new york, paris, hong kong, page 86).

actualisation centre d’art contemporain de St Restitut 2017.

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

détail

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anniobstacles et défenses – définition / méthode 349.  le principe est celui d’une pile , ou  de deux piles qui perturbent la circulation habituelle  entre deux espaces de sorte qu’il faut contourner, enjamber, dans tous les cas , ralentir. En aucun cas la ou les piles ne prennent modèle sur un élément d’architecture ou de mobilier du lieu, pas plus que sur une oeuvre présente dans l’espace. Les  piles ,  placées de chaque côté du chambranle de la porte sont différentes. Elles sont composées de toiles de dimensions variées, elles rendent seulement difficile  la possibilité de se croiser. toiles laissées non peintes ou toiles peintes. ( in claude rutault, copyright Damiani I galerie Perrotin 2013 p. 66 )

claude rutault - C.A.C. St Restitut - sur une proposition d'Anni

détail

 –  les sentinelles à proximité de la chapelle st sépulcre

les sentinelles – hommage aux carriers – 2013

oeuvre pérenne produite par l’action les nouveaux commanditaires initiée par la         fondation de france et xavier douroux. financement fondation de france, région, ministère de la culture (DRAC) et département. mise à disposition du terrain par la commune qui es propriétaire de l’oeuvre. coordination du projet, centre d’art contemporain de StRestitut, association lithos.

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jean-pierre delay, xavier douroux, claude rutault et christine blanchet

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