DERNIERS JOURS claude rutault une immersion dans la peinture installation jusqu’au au 10 août 2017 ouvert du mardi au dimanche : 10H30 / 12H – 15H30 / 19H et sur rdv.

Mis en avant

Communiqué de presse

Claude Rutault appartient à cette génération d’artistes trentenaires qui dans les années 70 s’interrogeaient sur le devenir de la peinture et comment se différencier de leurs aînés. Buren choisit les rayures d’un tissu à matelas du marché St Pierre de Paris, Toroni des traces de pinceaux, Mosset une toile blanche de 1m sur 1m avec un énorme O noir au centre symbolisant le degré zéro de la peinture : c’est le mouvement BMPT . C’est aussi dans les années 70 qu’un groupe d’artistes du midi , avec Viallat, Buraglio, Dezeuze entre autres, décident, faute d’invitation dans des galeries , d’exposer en plein air des œuvres réalisées avec des matériaux récupérés et non fragiles sur des supports très variés : c’est Support Surface. Plus solitaire, Claude Rutault peint depuis l’age de 16 ans, multipliant les références à l’art ancien et les interrogations sur ce qu’est la peinture dans cette deuxième moitié du XX ème siècle. Le hasard viendra « aider » Rutault. Repeignant sa cuisine en gris, il repeint une petite toile qui se trouvait là, de la même couleur que le mur, gris sur gris et s’aperçoit que c’est plutôt intéressant et qu’il pourrait en « faire » quelque chose » ! C’est l’origine de ce qu’il appelle ses « dé- finitions méthodes » .

Chacune écrite de sa belle écriture, qui définit, avant la réalisation, les modalités à remplir pour la réalisation de cette nouvelle œuvre, un peu comme une « ordonnance » ou un plan , comme un ingénieur et comme les artistes américains, Donald Judd, Robert Morris, Lawrence Wiener. Partant de la toile brute on peut la peindre, la repeindre, la dé – peindre. Peu importe la forme et les dimensions mais le mur doit toujours être de la même couleur que la toile.

En 2017 il a exposé à Bruxelles, à Clermont Ferrand, à Nanterre et avec la Galerie Perrotin à Hongkong. Il a réalisé de nombreuses commandes publiques dont la façade du centre d’art le Consortium à Dijon, l’aménagement liturgique de l’église de St Prim vers Vienne et , grâce à Xavier Douroux, médiateur de la fondation de France, disparu dernièrement, l’hommage aux carriers avec les sentinelles qui surplombent le paysage vers la chapelle du St Sépulcre à St Restitut. Il a également exposé au Mamco de Genève et à Beaubourg l’année dernière.

L’exposition de Claude Rutault se termine le jeudi 10 août . Ne manquez pas cette immersion dans la peinture.

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